Résumés des communications
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Atelier
Vendredi 8 mai 2009, 12:15, Auditorium 450 - Capitaine Nemo - Le but de cet atelier est de proposer aux participants la découverte et l'expérimentation de l'écriture automatique pour réussir, en fin d'atelier à réaliser un poème à l'aide de cette technique. L'auteur « convoquera » les Muses et Apollon, ainsi que quelques grands thèmes de la mythologie grecque pour faciliter cette réalisation. Tout ceci de façon ludique et aussi scientifique puisque l'auteur introduira dans ces exercices l'application des données récentes sur l'action des neurones miroirs et canoniques dans le domaine de l'hypnose. Cet atelier est ouvert à tous, débutants ou hypnothérapeutes chevronnés. Il permet d'acquérir, en une heure trente, une technique d'auto-hypnose, facile à utiliser pour soi et à enseigner ensuite à vos patients. Les exercices sont orientés préférentiellement vers le développement des capacités créatrices.
Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement
ConférenceBruno Suarez, Jean Becchio, Robert Carlier, Olivier Daniel, Isabelle Célestin Lhopiteau, Bernard Bussel, Christian Vallée
Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf - Les effets de l’hypnose sur la motricité tels la lévitation et la catalepsie sont des phénomènes connus, recherchés et utilisés régulièrement par les praticiens de l’hypnose. Cependant, les mécanismes d’action de l’hypnose sur les zones cérébrales de la motricité ont été peu étudiés. Nous présentons les résultats de 2 études, réalisées chez des sujets sains, de la modulation de la motricité obtenue pendant le processus hypnotique. L’une de ces études montre les cartographies d’activation du cerveau chez 10 volontaires sains lors d’un mouvement effectué sous hypnose, grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Les séquences d'IRMf ont été obtenues avant puis après apprentissage de l'auto-hypnose par les volontaires sains. La seconde étude utilise la technique de stimulation corticale magnétique transcrânienne (SMCTC) chez 5 volontaires sains, pendant un mouvement de lévitation de la main. Les contractions musculaires obtenues par SMCTC ont été analysées par des enregistrements électromyographiques (EMG). Ces 2 études montrent le niveau d’action original du processus hypnotique sur le mouvement. En effet, il semble exister lors des mouvements effectués pendant une transe hypnotique, une activation spécifique du cortex pariétal et du cortex cérébelleux. L'activation de ce circuit pariéto-cérébelleux pourrait réfléter la particularité des mouvements obtenus lors du processus hypnotique. Deux extraits vidéos de ces travaux de recherche viennent illustrer cette présentation.
Jean Becchio
Coordinateur du Diplôme Universitaire d'Hypnose Clinique Paris XI - AFHYP
- Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
- Auto-hypnose : à la recherche des Muses - Vendredi 8 mai 2009, 12:15, Auditorium 450 - Capitaine Nemo
Vendredi 8 mai 2009, 14:30, Auditorium 450 - Capitaine Nemo - A l’écoute de l’antalgie... observez l’invisible... Mais où trouver la ressource nécessaire à la réalisation d’un tel acte ? Tout simplement dans la confiance en « qu’est ce que l’hypnose ? »... Mais qu’est ce que l’hypnose ? Qu’elle est cette force qui donne du vent à nos ailes et nous transporte au-delà des frontières de l’imaginaire dans le monde du réel ? En paraphrasant François Roustang ne dirait–on pas que l’hypnose est à l'éveil ce que le rêve est au sommeil ? Ce processus qui nous porte au-delà des portes de l’espace et du temps, ici et ailleurs en même temps, absent et pourtant si présent, en dehors de ces limites érigées par nos doutes, non pas nos peurs, mais bien nos doutes. Croire l’impossible, entendre l’inaudible, voir l’invisible, s’abandonner à soi, oui c’est possible... non pas ce soi étriqué qui nous définit par le dedans mais ce soi en relation avec le monde immatériel qui nous relie à nous même par ce point de fuite qui nous fait passer du dedans au dehors et du dehors au dedans. Allier la force du mental et le lâcher prise dans la même expérience est un paradoxe mais l’hypnose est un paradoxe et cette expérience en auto-hypnose en est une illustration. Alors est-ce possible ? Oui, c’est possible ! Incroyable... Non ? Mais au fait de quelle expérience clinique humaine personnelle s’agit-il ? Une abdominoplastie type mini-lift abdominal en auto-hypnose sans rien d’autre comme ressource que le processus physiologique humain, vous savez se faire ouvrir le ventre jusqu’au nombril à l’exclusion de toutes administrations de drogues antalgiques, anxiolytiques ou anesthésiques et bien entendu dans le respect des normes de sécurité et des règles d’éthique médicale. Combien de temps ça dure ? Quarante minutes.
Idée nouvelle ou redécouverte d’une pratique ancestrale et universelle : le balancement
ConférenceSamedi 9 mai 2009, 12:45, Salle H - L'Etoile du Sud - Idée nouvelle ou redécouverte d’une pratique archaïque ? Le balancement, utilisé depuis la nuit des temps, a disparu de notre culture. Synonyme de mal être, pourtant indispensable au bon développement des nouveaux nés, il n’est oublié ni des personnes en grande souffrance ni des religions qui utilisent dans la prière, pour la recherche de transe, des mouvements du corps à type de balancement, inclinaisons ou prosternations. Le balancement a des propriétés thérapeutiques. Ces propriétés peuvent être étudiées dans un modèle, la pose de péridurale. La pose de péridurale pour accouchement est la première des épreuves pour devenir mère. Angoisses et douleurs des contractions créent une situation tendue. Utiliser l’hypnose et construire une relation thérapeutique dans ces conditions est un véritable défi. Devant les limites du langage est apparue la nécessité de proposer le mouvement du corps, le balancement comme puissant moteur de transe. La présentation de travaux et de témoignages filmés tenteront de vous montrer l’intérêt du balancement dans la préparation et la réalisation d’un geste technique, ici la ponction péridurale, mais aussi de vous inviter à porter un autre regard sur ce mouvement, et de le proposer à vos patients dans le cadre de l’hypnose ou l’auto hypnose.
Hypnose et chirurgie du cancer du sein : patientes et psychiatre en pays hypnotique
Table rondeSamedi 9 mai 2009, 14:00, Salle G - Le Rayon Vert - Découverte d’un échange entre psychiatre et anesthésiste autour de la chirurgie des femmes atteintes d’un cancer du sein. L’invitation s’est faite autour de la question de la prévention du syndrome douloureux post-mastectomie, et de la nécessité de prise en charge précoce de l’anxiété et de la douleur autour de la chirurgie. Comment « préparer » ces patientes ? Le psychiatre ne pouvant se substituer à l’anesthésiste, il utilise ses connaissances de thérapeute… Nouer une relation de respect, de reconnaissance de la souffrance aussi bien physique que psychique, de confiance, de sécurité avec ces femmes parfois déjà blessées par la maladie mais ô combien demandeuses d’échange et d’une relation de partage réciproque. La participation à un protocole rend aussi compte du souhait d’aide active de la patiente à l’amélioration des pratiques. Au contact de leurs ressources, elles retrouvent leur caractère de « femme active », affirmation très forte face à la maladie. Bien souvent, elles connaissent déjà les médecines dites alternatives. La nouveauté du protocole : une séance d’hypnose la veille de l’intervention, et une seconde pendant l’hospitalisation, est une incitation pour le thérapeute à puiser dans sa créativité pour permettre à chacune d’expérimenter une transe orientée vers un objectif de mieux-être personnel : s’apaiser, se préparer à la chirurgie, préparer un voyage, se réconcilier avec ses voisins... Au thérapeute de se laisser surprendre par les compétences de ses patientes pour les accompagner à la découverte de leur chemin.
Apport de l'hypnose, des thérapies brèves, de l'HTSMA autour de l'acte opératoire
AtelierVendredi 8 mai 2009, 12:15, Salle M - Passepartout - 1. La Consultation : Accueillir le patient, créer une alliance, écouter, observer, choisir le type d’anesthésie, informer, rassurer. Comment bien le faire : à l’aide de l’hypnose conversationnelle tout au long de l’entretien . Position basse. Création d’un rapport réciproque de confiance, sorte de contrat client- anesth. Observation du patient, langage verbal et non verbal. Identification des peurs liées à l’acte et/ou au résultat. En modifier la perception, obtenir un changement par des stratégies : recadrage, métaphores, Douleur présente : l’analyser. Recherche de la place sûre. Accompagnement : dire qu’à tout moment, quelqu’un sera là pour entendre et agir. La visite de la veille : pour créer la relation thérapeutique, l’alliance, avec comme but de porter le stress au niveau le plus bas. Au bloc, tout juste avant l’acte chirurgical, s’enquérir de l’état dans lequel se trouve le patient et l’installer sans attendre dans sa place sûre Dissociation : on lui demande de choisir un endroit où il préférerait être, maintenant, plutôt que d’être ici, un endroit où il se sente en sécurité… protégé, on le laisse le chercher… prendre son temps, utilisation du V.A.K.O.G Bénéfice : le fait de parler selon le mode de l’hypnose conversationnelle, apaise non seulement le patient mais toute l’équipe. La salle de réveil : dés les premiers signes de réveil, rassurer immédiatement du bon déroulement de l’intervention. Rythme : dire aux patients : prenez… votre temps… pour vous… réveiller… revenir… ici… parmi nous… à votre rythme… après quelques inspirations… voila… c’est bien… tranquillement… Gérer la douleur Réassocier si agitation : mouvements alternatifs sur le canal kinesthésique ex : toucher alternativement épaule D, épaule G en rythme en prononçant un discours apaisant, observer le ralentissement du rythme respiratoire puis, réinstaller le patient dans le temps et l’espace car souvent la désorientation au réveil est source d’angoisse. Conclusion : la relation thérapeutique est essentielle pour le bon déroulement de cette période opératoire. Le protocole est nécessaire dans l’apprentissage théorique du « savoir optimiser cette relation » mais dans la pratique, l’échange avec le patient, parfois comme un jeu de ping-pong, la recherche, comme une énigme policière, ce tissage à « quatre mains » , cette co-construction en vue de l’objectif, est unique et donc ne peut naître dans mon expérience, ni d’un protocole, ni d’une stratégie, mais plutôt « laisser voir, laisser venir ».
L’hypnose c’est de la dynamique ! Initiation d’un projet original d’application de techniques d’hypnose autour de la naissance
Table rondeJeudi 7 mai 2009, 16:30, Salle G - Le Rayon Vert - Nous exerçons dans une maternité pratiquant environ 2000 accouchements par an. L’hypnose a été introduite en 2005 en commençant par la formation d’un médecin anesthésiste. Les premiers résultats ont incité depuis la formation d’un autre médecin anesthésiste ainsi que quinze sages-femmes. Les médecins anesthésistes utilisent l’hypnose tant en salle de naissances (pose des péridurales, des rachianesthésies pour accouchements par césarienne, manoeuvres endo utérines) qu’en consultation d’anesthésie. Les sages-femmes utilisent l'hypnose à l’espace naissances au cours de l’admission, le pré-travail, lors de l’installation de l’anesthésie péridurale ou en phase active du travail d’accouchement. La pratique de l’hypnose peut se faire également dans les menaces d’accouchement prématuré ou pour des patientes algiques ou stressées dans le post partum immédiat. Une réunion d’échange sur les pratiques a lieu régulièrement pour le personnel formé. C’est dans ce contexte, que l’idée d’une préparation à l’auto-hypnose en anté-natal a germé. Pour ce faire, nous organisons des consultations individuelles destinées aux patientes intéressées au décours du 8ème mois. Elles sont au nombre de 2 à 3 selon les situations et le besoin des patientes. A l’heure actuelle, ces consultations sont assurées par un médecin anesthésiste ainsi que par deux sages femmes. Nous espérons développer l’effectif de cette équipe en fonction de la demande. La première séance est basée sur les attentes de la patiente et sur ce que les techniques d’hypnose peuvent lui apporter. Nous recueillons soigneusement les éléments fournis par le discours de la patiente et qui vont nous fournir le «matériel» avec lequel nous allons travailler. L’entretien est suivi d’une transe hypnotique. On propose à la patiente de faire quelques exercices journaliers de détente hypnotique, entre les deux consultations. La deuxième séance consiste en une révision de la première séance. On affine les réponses aux attentes et on introduit les techniques d’autohypnose. On peut aussi travailler autour de la contraction utérine avec des outils tels que le morcelable, la réification, les lieux sûrs, les transferts d’analgésie, les déplacements dans le temps ou dans l’espace. Nous pouvons être amenés à revoir une 3ème fois la patiente en cas de besoin ou de difficultés ressenties ou exprimées. Les patientes ayant bénéficié de cette préparation sont satisfaites. L’hypnose n’influence pas le recours à l’anesthésie péridurale. Il n’est pas question à ce jour qu’elle se substitue à la prise en charge anesthésique classique des parturientes, même s’il s’agit d’une technique d’analgésie dont l’efficacité est démontrée.
L’Hypnose et les outils de la thérapie brève dans le contexte des soins palliatifs
Table rondeJeudi 7 mai 2009, 14:00, Salle G - Le Rayon Vert - Le contexte des soins palliatifs, et plus spécialement le travail en équipe mobile, est particulier. Nous sommes souvent amenés à intervenir dans l’urgence, et nous assistons parfois à des drames. Nous rencontrons des malades épuisés, des familles découragées et des équipes parfois débordées. L’intérêt d’une approche systémique repose sur le fait que la prise en charge d’une situation problématique peut se faire à plusieurs niveaux : d’une part rencontrer le patient au soir de sa vie et prendre en compte ses besoins , d’autre part rencontrer les familles ou les proches qui vivent difficilement le départ de l’un des leurs (avec parfois la rancœur, la colère , les reproches…). Notre travail consiste aussi à aider les équipes soignantes lorsqu’elles sont en difficulté dans une prise en charge. Mais nous pouvons aussi rencontrer ensemble les malades ET leurs familles, les patients, les familles ET les équipes soignantes et faire en sorte que la parole circule. Dans cette proposition de communication, j’aimerais partager avec vous comment l’utilisation de l’hypnose et des outils de la thérapie systémique a été et est toujours pour moi un bon moyen d’éviter de prendre de plein fouet tout ce qui se joue lors de l’accompagnement des personnes en fin de vie ; comment l’hypnose et les questionnements solutionnistes peuvent nous aider, nous thérapeutes, à adapter notre posture, garder les pieds dans notre propre monde tout en étant bien présent auprès des malades et de leur entourage. - Pour le patient d’abord, qui doit faire face , avec tout ce que cela engendre de tristesse , de désespoir, à la dégradation physique (après un chemin parfois très long de combat contre la maladie), l’hypnose conversationnelle ou plus formelle peut apporter un peu de confort, aider à soulager une douleur. Elle permet au thérapeute de s’ajuster, d’être également plus au calme avec ses propres émotions. - Pour les familles, qui ne comprennent pas ou qui n’acceptent pas la mort prochaine de l’un de leurs proches, les questionnements solutionnistes, les questionnements circulaires, les recadrages, sont des outils précieux qui aident au désamorçage de situations parfois explosives. - Enfin, pour le personnel soignant, lors des groupes de paroles, les outils de la thérapie orientée solution permet souvent d’installer un autre climat, d’aborder les problèmes sous un angle différent. Forme : présentation des outils utilisés, présentation de quelques cas cliniques et réflexion autour de la posture du thérapeute.
Quand Vayu souffle !
AtelierJeudi 7 mai 2009, 15:15, Salle L - Phileas Fogg - Notre pratique de l’hypnose au sein de l’hôpital depuis plus de 5 ans a des retombées inattendues et insoupçonnées…qu’il nous paraît intéressant de partager. Dès le départ, avec tout de même l’accord institutionnel et médical, l’option « spontanée » était d’introduire l’usage hypnotique dans les services médicaux de manière naturelle, convaincue et ferme, mais sans le devoir ni la pression du « résultat » obtenu… L’intervention était proposée comme un outil possible complémentaire à la gestion d’un symptôme. Pour ce faire, acquérir la confiance du soignant à la méthode était importante. L’enjeu était donc de mettre en évidence - en terme de « confort de soins » - les avantages réciproques pour le soigné comme pour le soignant. Aujourd’hui, cette attitude bivalente confirme la possibilité d’une relation « autre » entre soignants-soignés mais aussi entre soignants-soignants ! L’hypnose offre la possibilité d’un espace où « l’intuition » et « le conversationnel » (déjà expérimentés, souvent, sans être nommés) sont légitimés. Cela permet la reconnaissance implicite d’une bonne pratique et l’ouverture d’esprit à une communication médicale moins traditionnelle. Cette reconnaissance induit insensiblement une réflexion sur le confort du soin tant dans sa technique que dans son rapport à l’autre et suscite la curiosité de la stratégie hypnotique… L’hypnose répond à un besoin : celui d’avoir « d’autres moyens » pour mieux prendre soin. C’est sans doute notre étrangeté liée à notre pratique professionnelle en soins palliatifs et couplée à notre formation en hypnose qui réserve un bon accueil à la méthode éricksonienne et favorise l’émergence d’un projet construit autour de médecines complémentaires au sein de l’institution. En 2006,VAYU est créé et sollicité par les soignants ! L’objectif est de proposer une démarche thérapeutique axée sur le bien-être tant du malade que du soignant. VAYU est le dieu védique du vent… souffle vital du cosmos qui traverse les services de l’hôpital…comme un bol d’air bienvenu.
