CFHTB - Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves

Résumés des communications

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Intuition et résonance en HTSMA Atelier
Samedi 9 mai 2009, 12:45, Salle I - Michel Strogoff - L’atelier a pour objectif d’amener le thérapeute à mobiliser ses capacités d’observation et son intuition à partir de : - la mise en forme d’un contexte commun patient thérapeute à partir de ce qu’apporte le patient, - la mobilisation des deux imaginaires dans l’immédiateté de l’instant présent, - la dynamique des phénomènes de résonances (sensation, posture, images, idées) qui vont guider le thérapeute dans ses interventions et permettre au patient de mobiliser ses capacités de changement. L’atelier sera essentiellement à base d’exercices.
Eric Bardot
Médecin psychiatre - IMHENA/AREPTA

  • Intuition et résonance en HTSMA - Samedi 9 mai 2009, 12:45, Salle I - Michel Strogoff
  • Contexte et triangulation : un pont entre l’hypnose, les thérapies brèves et l’HTSMA - Vendredi 8 mai 2009, 10:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
  • Initiation à l'HTSMA - Jeudi 7 mai 2009, 16:30, Salle M - Passepartout
Entre observation et perception : le lien thérapeute-patient en hypnose Conférence
Jeudi 7 mai 2009, 11:00, Auditorium 200 - Mary Grant - Aborder la question fondamentale de l’observation permet de mieux cerner la nature du lien patient-thérapeute dans les différents temps de la séance d’hypnose. Quelle influence de l’observateur sur l’observé ? Qui est l’observateur et qui est l’observé ? Qui observe quoi ? A quel moment l’observation change de nature devenant une perception plus globale ? Que se passe-t- il enfin si l’observation est partiellement empêchée ? A partir d’une situation clinique dans laquelle le thérapeute n’a plus accès aux informations visuelles habituelles dans la séance, c’est à dire perd une partie de son champ d’observation, nous nous interrogerons sur les interactions patient-thérapeute dans cette situation particulière. Nous élargirons le champ de nos réflexions sur ce que cette situation dévoile de la nature du lien thérapeute- patient en hypnose. L’absence de données observables, le manque de perception incitent le thérapeute, s’il n’y prend garde, à utiliser quelques stratégies ou protocoles, vides de sens ou de fonction. Car sans éléments sur lesquels se baser, il ne pourrait que vouloir reproduire des schémas connus. Cette gêne qu’éprouve le thérapeute devant cette absence d’élément met en évidence à contrario les appuis sensoriels présents dans l’espace d’une séance d‘hypnose, et dont il s’empare implicitement. La notion d’observation renvoie immanquablement à l’approche systémique, plus encore à la notion de résonance dans le système thérapeutique. C’est à partir de ces résonances dans le domaine du sensible, du sensoriel, de la perception, que nous envisagerons l’accompagnement que propose le thérapeute à son patient. Cet exemple clinique met de surcroit en évidence la notion de lien fluctuant entre patient et thérapeute au cours d'une séance. Fluctuation du lien qui dessine l'espace dans lequel le patient peut alors inventer un nouveau mode relationnel, vis à vis de sa problématique comme de l’ensemble du contexte dans lequel il se situe.
Hypnose et Intuition : un entre deux, une réponse corporelle dans la thérapie d'enfants Table ronde
Samedi 9 mai 2009, 13:15, Salle K - Nadia Fédor - Comment le thérapeute guidé par l’observation couplée à l’intuition met en mouvement les corps et le langage non verbal de l’enfant, des parents et de lui-même dans un objectif de changement ? Comment l’intuition ou l’observation multidimensionnelle oriente le guidage du praticien pour une prise en charge la plus adaptée à la résolution du problème du jeune patient? Comment ces perceptions multiples viennent étayer le questionnement ou les réponses du thérapeute notamment dans la dimension non verbale de la relation? Quel jeu corporel et quel entre deux sait mettre en mouvement l'enfant autorisé par le thérapeute pour trouver lui même ses réponses et ses ressources? Nos sens les plus fiables se développent en premier : le toucher avant la vue ! Réceptionner son intuition et lui donner un sens : 2 mouvements différents et complémentaires qui demandent dans leurs applications du courage et d'oser prendre des risques. Cet atelier a pour objectif à travers des exemples de donner également aux participants par des guidages un accès à leur propre langage intuitif, d’orienter leur attention et de développer leur réceptivité intuitive. Cet atelier a une dimension holistique et systémique, il ne s’adresse pas seulement à votre intellect, votre mental, votre raisonnement et votre logique mais aussi à votre système global, votre cœur et votre corps.
Intuition, raisonnement statistique et erreurs médicales Table ronde
Samedi 9 mai 2009, 14:00, Auditorium 200 - Mary Grant - L'intuition s'appuie sur la mémoire : lorsqu'un contexte nous rappelle un contexte similaire, de façon plus ou moins consciente, nous pensons que ce contexte a de grandes chances de produire les mêmes effets (diagnostiques, thérapeutiques, pronostiques, relationnels, ...). Non seulement nous le pensons mais, pire, nous le croyons. Chacune des étapes cognitives de la séquence intuitive (perception du contexte, confrontation à nos souvenirs et à nos schémas cognitifs, impression de déjà vu, raisonnement émotionnel et probabiliste, déductions pragmatiques ) est sujette à caution et peut nous conduire rapidement vers des erreurs médicales, psychologiques et relationnelles. Est-il possible de s'appuyer sur nos intuitions tout en nous en méfiant ?
Qu'est-ce que la pensée et la conscience sous hypnose ? Logique des états limites de conscience Conférence
Vendredi 8 mai 2009, 16:30, Auditorium 200 - Mary Grant - L'hypnose pose la question de la nature de la pensée et de la conscience. Certains membres de l'Arepta (Nantes) lient l'état de conscience accessible sous hypnose à la joie au sens de Bergson menant à la "conscience dilatée". Reprenant la notion d'élan vital de Bergson, nous suggérons qu'il se joue en hypnose une énergie de vie en amont des pulsions (liées à une logique de conservation du corps dont, selon Bergson, le plaisir est garant), liée au partage d'états de conscience selon, par conséquent, une logique transpersonnelle, gouvernant la logique mimétique (neurones miroirs), au- delà même de la mort du corps. La relation hypnotique permettrait ainsi d'accéder à un espace immatériel hors du temps, fractal, reproduisant une forme unique à différentes échelles, reproduite en différents lieux du corps sous formes de réseaux biocognitifs, relevant d'une dynamique de "résonance morphique" propre aux "ondes de forme" de R. Sheldrake (d'où le rôle des métaphores en hypnose), en accord avec la logique de transmission de l'information (qui serait donc une forme) par transduction énoncée par Rossi. Cet espace serait celui du "champ de bioinformation" du modèle biocognitif de M. Martinez. Il serait également du même ordre que l'espace de phase auquel sont conduits les physiciens lorsqu'ils éliminent le temps. Les "ondes de forme" sont assimilables, selon R. Sheldrake, à un "septième sens". Un modèle expérimental de ce septième sens nous est fourni par les expériences d'un nantais, le Dr Peoc'h, mettant en relation un poussin et un robot aléatoire avec lequel le poussin entretient une relation d'empreinte. En rendant compte avec précision de ces expériences, nous aboutissons à de nouvelles définitions de l'attention, de la motivation, de l'imagination et à un modèle pour la transe hypnotique et la conscience dans ses relations avec le corps, dérivé du modèle qualitatif de couplage structurel de Varela.