CFHTB - Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves

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Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement Conférence
Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf - Les effets de l’hypnose sur la motricité tels la lévitation et la catalepsie sont des phénomènes connus, recherchés et utilisés régulièrement par les praticiens de l’hypnose. Cependant, les mécanismes d’action de l’hypnose sur les zones cérébrales de la motricité ont été peu étudiés. Nous présentons les résultats de 2 études, réalisées chez des sujets sains, de la modulation de la motricité obtenue pendant le processus hypnotique. L’une de ces études montre les cartographies d’activation du cerveau chez 10 volontaires sains lors d’un mouvement effectué sous hypnose, grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Les séquences d'IRMf ont été obtenues avant puis après apprentissage de l'auto-hypnose par les volontaires sains. La seconde étude utilise la technique de stimulation corticale magnétique transcrânienne (SMCTC) chez 5 volontaires sains, pendant un mouvement de lévitation de la main. Les contractions musculaires obtenues par SMCTC ont été analysées par des enregistrements électromyographiques (EMG). Ces 2 études montrent le niveau d’action original du processus hypnotique sur le mouvement. En effet, il semble exister lors des mouvements effectués pendant une transe hypnotique, une activation spécifique du cortex pariétal et du cortex cérébelleux. L'activation de ce circuit pariéto-cérébelleux pourrait réfléter la particularité des mouvements obtenus lors du processus hypnotique. Deux extraits vidéos de ces travaux de recherche viennent illustrer cette présentation.
Jean Becchio
Coordinateur du Diplôme Universitaire d'Hypnose Clinique Paris XI - AFHYP

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
  • Auto-hypnose : à la recherche des Muses - Vendredi 8 mai 2009, 12:15, Auditorium 450 - Capitaine Nemo
Robert Carlier
Médecin - HÔPITAL RAYMOND POINCARĒ

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
Olivier Daniel
Ingénieur mathématicien - HÔPITAL RAYMOND POINCARĒ

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
Isabelle Célestin Lhopiteau
Psychologue - HOPITAL ARMAND TROUSSEAU

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
Bernard Bussel
Professeur neurologie - HÔPITAL RAYMOND POINCARĒ

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
Christian Vallée
Professeur radiologie - HÔPITAL RAYMOND POINCARĒ

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
Bruno Suarez
Médecin - HÔPITAL RAYMOND POINCARĒ

  • Les effets de l’hypnose sur la motricité : une modulation subtile du mouvement - Vendredi 8 mai 2009, 9:00, Auditorium 800 - Matthias Sandorf
Hypnose et Somatic Experiencing Atelier
Vendredi 8 mai 2009, 14:00, Salle L - Phileas Fogg - La Somatic Experiencing (SE) est une méthode de thérapie du stress post-traumatique (PTSD), qui utilise des états modifiés de conscience de façon très spécifique. Elle tire son origine des travaux d'éthologues qui avaient constaté que les animaux qui échappent à l'assaut létal d'un prédateur ne développent pas de signes de PTSD. Les humains par contre, ne semblent pas être une espèce protégée naturellement contre ce type de pathologie succédant à des circonstances aigües. Mais, en reproduisant certains mouvements subtils, observés chez ces animaux survivant à une agression majeure et, en utilisant une méthode de déplacement de la conscience particulière (issue du Focusing, proche de l'hypnose), la SE propose de terminer des réactions incomplètes initiées lors d'un stress de survie. En effet, le plus souvent, ces réponses naturellement innées sont perturbées par notre néocortex qui tente de reprendre le contrôle sur ces épreuves qui s'adressent aux éléments des plus primitifs de l'encéphale, à savoir le système limbique (archéocortex) et le cerveau reptilien (paléocortex). Par contre, cette irruption inappropriée du néocortex dans la gestion de ces expériences à haut potentiel traumatique, s'effectue alors que les événements rencontrés ne sont pas encore entièrement gérés par ces structures archaïques. De fait, lors de la rencontre avec un danger vital, il s'ensuit un figement (inhibition de l'action) d'autant plus puissant que les mécanismes naturels de défense (attaque, fuite) se trouvent dépassés. C'est lors de cette sidération, impliquant un haut degré de dissociation, que le système s'enraye et que nous en devenons alors les prisonniers. Le système nerveux qui ne peut plus dès lors s'autoréguler, tente en vain de répéter les événements ou les circonstances associées, pour sortir d'une impasse où nous sommes impuissants, dissociés et/ou sidérés. C'est ainsi que le paradigme de la SE traduit la psychophysiologie du PTSD. De plus, les techniques de ce modèle interventionniste disent stimuler les voies neurophysiologiques qui débloqueront d'abord, pour achever ensuite, les mécanismes impliqués lors de la rencontre avec l'expérience traumatique. Par contre, la SE est-elle un modèle spécifiquement applicable au cas du PTSD ou, peut-elle s'étendre à d'autres classes de symptômes ? D'autre part, alors que les neurosciences se trouvent interpellées par le modèle de la SE, cette dernière est-elle unique et révolutionnaire ou peut-elle être considérée, fondamentalement, comme une hypnose non conventionnelle ? C'est ce que Jean-Pol De Meester, actuellement à ce jour, le seul Médecin en France certifié en Somatic Experiencing, nous invite de découvrir à la lumière de son atelier.
Les altérations du signaling ont-elles un sens ? Table ronde
Samedi 9 mai 2009, 9:30, Auditorium 200 - Mary Grant - Lors de ses formations, Jean Godin insistait sur les utilités du signaling pour l’hypnopraticien et insistait pour sa mise en place systématique dès la première séance. De cette époque j’ai gardé l’habitude de travailler en observant les mouvements involontaires des doigts du patient. Godin dans son livre « La nouvelle hypnose » dit au sujet du signaling qu’il fut vraiment développé lors d’un séminaire avec Erickson et Le Cron en 1954. Et que ce fut Le Cron qui publia le premier. Ensuite il nous précise que « le mouvement des doigts est alors différent du mouvement volontaire » et que c’est un bon indicateur de l’état d’hypnose. La mise en place du signaling est dans cette étude, constante, respectant toujours le même script, je veux dire que l’esprit en est respecté si des variations de vocabulaire peuvent bien sûr se produire : « Dans un souci de communication, nous allons simplement mettre en place le code des index. Vous êtes droitier ? Oui... Je vous propose de me faire signe avec l’index de la main droite pour me dire oui et avec l’index de la main gauche pour me dire non. Il faut savoir que vos processus inconscients peuvent utiliser ces canaux de façon préférentielle et peut-être dans ce cas vous aurez la surprise de sentir vos doigts bouger tout seuls et même se lever tout seuls, cela fait partie des surprises habituelles en hypnose ». Il s’agit ici de présenter une série de cas où le phénomène du signaling apparait altéré, avec l’observation de mouvements involontaires survenant en tant que réponse mais sur d’autres doigts que l’index. A la lumière des concepts sur l’importance de l’orthogonalité de l’architecture céphalique dans le développement du cerveau, je propose ici d’observer si ces phénomènes survenant au niveau du signaling lors d’une pratique de l’hypnose en médecine générale, peuvent être en analogie avec les expressions digitales décrites lors des perturbations des chaines musculo-aponévrotiques en relation avec la psychomotricité. Ou autrement dit : le signaling peut-il être un indicateur beaucoup plus spécifique de l’état d’hypnose ?