Résumés des communications
12 mots à cliquer
pour 2 résultats à découvrir
bicetre bourgogne cadre chu clinicien clinique conference maitre psychologie psychologue psychotherapie universite Antoine Bioy
Psychologue Clinicien ; Maître de Conférences en Psychologie Clinique - CHU Bicêtre/Université de Bourgogne
- La relation psychothérapeutique, entre stratégie supposée et réalité - Jeudi 7 mai 2009, 11:30, Auditorium 200 - Mary Grant
Jeudi 7 mai 2009, 11:30, Auditorium 200 - Mary Grant - La tentation pourrait être grande de vouloir mettre dos à dos deux grandes méthodes dans le champ des psychothérapies. L’une proposerait une « guidance » des séances au fil de la parole du patient, dont le cadre serait finalement donné par les mouvements psychiques du patient. Il s’agirait des pratiques de l’hypnose s’inspirant de la psychanalyse ou encore de l’hypnose ericksonienne lorsqu’elle s’inspire de la psychologie humaniste de Carl Rogers. L’autre méthode s’appuierait plus volontiers sur un cadre normatif de pratique, et c’est notamment le cas pour l’hypnose ericksonienne lorsqu’elle s’inspire des pratiques dans le champ cognitif et comportemental, et se rapproche plus généralement des thérapies brèves. Il revient à ce forum le grand mérite de questionner ces deux méthodes (la première étant considérée comme plus intuitive, la seconde plus axée autour de la stratégie et du protocole) pour me semble-t-il d’une part montrer que les cloisons ne sont pas si étanches, et d’autre part proposer une réflexion autour de la relation thérapeutique. Dans le champ de la relation psychothérapeutique plus précisément, les travaux de recherche montrent que finalement, « la vérité » est au-delà de la dichotomie entre ces deux approches. Notamment, le succès d’un suivi serait dépendant de la capacité du thérapeute à savoir « emprunter » à d’autres méthodes que son approche principale des éléments qui vont permettrent au patient de cheminer. Également, la façon dont se noue la collaboration entre thérapeute et patient serait saillante ; mais aussi d’autres éléments plus subjectifs, comme le vécu (parfois divergeant) de part et d’autre de la façon dont le suivi se déroule. Nous proposons d’exposer ces notions centrales portant sur la question de la stratégie et de l’intuition (en présentant notamment les travaux de l’école suisse de recherche autour des psychothérapies), et de faire le lien avec les pratiques cliniques de terrain, en posant notamment la question de savoir ce qui se joue au moment précis de l’accueil du patient, et qui va imprégner le reste du suivi.
