CFHTB - Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves

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Joël Longinotto
MEDECIN GENERALISTE - INSTITUT MILTON H. ERICKSON Lyon

  • Y-a-t-il une mite au logis de l'hypnose clinique ? - Jeudi 7 mai 2009, 14:30, Salle I - Michel Strogoff
  • Les altérations du signaling ont-elles un sens ? - Samedi 9 mai 2009, 9:30, Auditorium 200 - Mary Grant
Y-a-t-il une mite au logis de l'hypnose clinique ? Conférence
Jeudi 7 mai 2009, 14:30, Salle I - Michel Strogoff - Entre le non respect de l’éthique et sa parèdre la relation d’emprise, quel champ reste-t-il à l’hypnopraticien clinicien pour y faire fleurir la métaphore spontanée. Je propose ici, un complément à « La métaphore spontanée » présentée au forum de Liège et à « La maladie d’éthique douloureuse » présentée à Vaison-La-Romaine. Je voudrai développer ici les réflexions d’un médecin hypnopraticien, qui fut aussi formateur, mais qui se comporte, vis-à-vis de l’hypnose en tout cas, plus comme un jardinier écologiste, comme un jardinier-conseil auprès de patients malades d’un jardin secret depuis trop longtemps en jachère. Il s’agit en fait d’une contribution à l’étude des moyens à mettre en œuvre pour la conservation d’une hypnose médicale, c'est-à-dire s’appuyant sur des connaissances d’anatomopathologie et de physiopathologie suffisantes pour permettre une pratique évidemment permissive caractéristique du génie Ericksonien, mais permettant aussi une observation critique du phénomène. Comment se prémunir des méfaits du non respect de l’éthique, ne serait ce que dans son aspect général proposé par la charte de la CFHTB ? Mais aussi et peut-être avant tout comment inciter à des comportements responsables chez les professionnels formés ? Pour qu’ils ne sortent pas des limites imposées par leurs diplômes respectifs. Comment se prémunir des méfaits de l’apparition d’une relation d’emprise dans la relation thérapeutique ? Est-il possible de repérer les caractéristiques de certains comportements à risques ? Et comment les neutraliser ? Pourrait-on enseigner une conception de l’hypnose éricksonienne qui transformerait les comportements à risques en véritables contre sens Ericksoniens ?
Les altérations du signaling ont-elles un sens ? Table ronde
Samedi 9 mai 2009, 9:30, Auditorium 200 - Mary Grant - Lors de ses formations, Jean Godin insistait sur les utilités du signaling pour l’hypnopraticien et insistait pour sa mise en place systématique dès la première séance. De cette époque j’ai gardé l’habitude de travailler en observant les mouvements involontaires des doigts du patient. Godin dans son livre « La nouvelle hypnose » dit au sujet du signaling qu’il fut vraiment développé lors d’un séminaire avec Erickson et Le Cron en 1954. Et que ce fut Le Cron qui publia le premier. Ensuite il nous précise que « le mouvement des doigts est alors différent du mouvement volontaire » et que c’est un bon indicateur de l’état d’hypnose. La mise en place du signaling est dans cette étude, constante, respectant toujours le même script, je veux dire que l’esprit en est respecté si des variations de vocabulaire peuvent bien sûr se produire : « Dans un souci de communication, nous allons simplement mettre en place le code des index. Vous êtes droitier ? Oui... Je vous propose de me faire signe avec l’index de la main droite pour me dire oui et avec l’index de la main gauche pour me dire non. Il faut savoir que vos processus inconscients peuvent utiliser ces canaux de façon préférentielle et peut-être dans ce cas vous aurez la surprise de sentir vos doigts bouger tout seuls et même se lever tout seuls, cela fait partie des surprises habituelles en hypnose ». Il s’agit ici de présenter une série de cas où le phénomène du signaling apparait altéré, avec l’observation de mouvements involontaires survenant en tant que réponse mais sur d’autres doigts que l’index. A la lumière des concepts sur l’importance de l’orthogonalité de l’architecture céphalique dans le développement du cerveau, je propose ici d’observer si ces phénomènes survenant au niveau du signaling lors d’une pratique de l’hypnose en médecine générale, peuvent être en analogie avec les expressions digitales décrites lors des perturbations des chaines musculo-aponévrotiques en relation avec la psychomotricité. Ou autrement dit : le signaling peut-il être un indicateur beaucoup plus spécifique de l’état d’hypnose ?